Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 17:12

Je suis Hisha Pimeä (prononcez "piméai", j'y tiens). Puisque tu passes par ici, pourquoi ne pas t'attarder un peu le temps que je puisse te raconter une histoire ou deux?

Approche-toi du feu, assieds-toi confortablement : il y a des histoires qui ne demandent qu'à être contées, et surtout écoutées ou lues. Je me charge de la première partie du travail ; si tu es d'accord pour effectuer la seconde, tu peux commencer par lire l'article suivant ;)

Par antredhisha.over-blog.com
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 17:36

     Ils se tenaient tous les uns contres les autres, terrifiés : le monstre allait venir. Ce ne sera pas la première fois. Il venait régulièrement et prenait chaque fois certains d’entre eux ; ceux qui étaient emportés ne revenaient jamais.

Il arrive, ses pas résonnent dans le sol, légèrement amortis par les feuilles mortes.

La famille restait silencieuse comme à son habitude et espérait ne pas attirer l’attention du monstre qui approchait inexorablement. C’était les grands qui l’appréhendaient le plus : l’immense créature les attrapait toujours en priorité.

Qu’est-ce qu’ils n’aurait pas donné en cet instant pour pouvoir s’enfuir !

Un pas.

Il ne nous a pas vus ! Peut-être nous laissera-t-il tranquilles, cette fois ? Peut-être ne reviendra-t-il jamais ?

Deux pas.

Le monstre s’éloigne ! Nous sommes sauvés ! Nous sommes sauvés ! Tu entends ça, Mario ? Hourra !

Un long silence suivit, uniquement troublé par les cris des oiseaux. La créature ne s’approchait pas, mais ne s’éloignait pas non plus. La famille priait pour qu’il s’en aille.

Pourquoi reste-t-il là alors que lui pouvait se mouvoir sans entraves ?

Trois pas.

Oh non, il revient ! Le monstre les avait repéré et marchait vers eux d’un pas assuré.

Quatre pas.

Il était temps de faire ses adieux. Adieu camarades, adieu arbre voisin.

Cinq pas.

Les plus grands furent tour à tour arrachés de terre et allèrent rejoindre les membres d’autres familles dans le panier du terrible et abominable cueilleur de champignons.

 

 

  Version audio link

 

 

[NDA : ce texte est un extrait de mon receuil Fragments que vous pouvez acheter pour trois fois rien ou télécharger gratuitement ici : link]

Par antredhisha.over-blog.com - Publié dans : Fragments - Communauté : ecrivains en herbe
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 11:42

[NDA : ceci est la première partie d'un projet qui me tiens à coeur depuis longtemps : Lilith. Personnage éponyme et narratrice, Lilith est une jeune fille pas vraiment comme les autres... Mais je n'en dis pas plus, comme ça pour en savoir plus vous êtes obligés de lire ;p Des textes plus court comme "Le monstre" se glisseront parfois entre les chapitres du feuilleton. Bonne lecture! ;)]

    

 

 


 

        Sur un quai de gare, des parents disent au revoir à leur fille avant que celle-ci ne monte dans le train qui va l'emmener en colonie de vacances quinze jours à la montagne. Cette fille c'est moi.

Après être montée dans le wagon, avoir trouvé une place et mis mon sac dans le porte-bagage, je m’assois côté fenêtre et fais signe une dernière fois à maman et papa. Au bout d’un certain temps, la gare se met à bouger lentement, forçant mes parents à marcher, puis courir pour maintenir le contact visuel le plus longtemps possible.

Celui-ci est rompu maintenant, pourtant mon regard reste un moment encore tourné vers la vitre. Je peux voir mon reflet, à peine à cause du grand Soleil qui illumine le ciel aujourd’hui, mais je peux le percevoir tout de même. Je m’appelle Lilith, j’ai quinze ans mais en paraît un ou deux de plus (enfin, c’est ce qu’on m’a dit). Mes longs cheveux noirs sont attachés en queue de cheval, comme presque toujours. Taille moyenne et silhouette mince enveloppées dans les premiers vêtements de la pile chaque matin, voilà à quoi ressemble mon allure générale. Les « premiers vêtements de la pile » sont essentiellement des t-shirts et jogging d’une simplicité à faire pâlir de jalousie la cellule d’une none. Et je n’ai pas la moindre idée d’où viens cette comparaison.

On m’a dit que j’avais de magnifiques yeux bruns. Je ne sais pas s’ils sont si magnifiques que ça, mais les poser sur les pages d’un bon bouquin serait une excellente idée pour m’occuper pendant le long trajet qui vient à peine de commencer.

Alors que je sors un livre de mon sac à dos que j’avais posé sur le siège d’à côté, un garçon blond de mon âge me demande s’il peut prendre la place. Je mets alors le sac sur mes genoux et accepte. Je le laisse s’installer sans un mot de plus et ouvre le livre là où je m’étais arrêtée la dernière fois.

 « Super bouquin, commente le garçon. Je l’ai fini la semaine dernière. J’ai le tome deux dans mon sac d’ailleurs.

Je remets le marque-page en place puis regarde mon interlocuteur dans les yeux.

 - Ah oui ? Tu fais partie de la colo aussi, pas vrai ? (Il hoche la tête.) Tu me le prêteras quand j’aurai fini celui-ci ?

 - Si tu veux, mais il s’appelle reviens !

Je ne peux m’empêcher de sourire parce que c’est exactement la réplique que ma cousine dit quand elle me prête des livres.

 - T’inquiète…

 - Comment tu t’appelles, histoire que je sache à qui je prête mes affaires ? demande-t-il en souriant.

 - Lilith et toi ?

 - Damien. Lilith ? C’est de quelle origine ça ?

 - Si on me donnait un euro à chaque fois qu’on me posait la question… Je soupire. Mes parents m’on dit qu’ils trouvaient le prénom joli, c’est tout. L’autre jour en tapant mon nom dans Google j’ai découvert que c’était le nom d’une succube. Ils m’ont juré qu’ils n’en savaient rien.

 - Une succube? répète Damien. Comme dans les jeux vidéo ?

 - Pas tout à fait, je corrige en riant. Franchement, tu trouves que j’ai une tête de démone ?

 - Non. À moins que tu n’ais pris une apparence humaine pour te cacher, plaisante le garçon.

 - Je pense que je serais au courant, alors ! »

J’ai bel et bien des choses à cacher, mais certainement pas des cornes ou des pieds fourchus. Mon apparence est tout ce qu’il a de plus commun, mais je ne suis pas vraiment une fille comme les autres, bien que je fasse comme si.

La discussion se poursuit pendant que le paysage défile, nous rapprochant de plus en plus de notre destination. Les livres permettent bel et bien de faire des rencontres ; si Damien n’avait pas lu celui que je tiens dans ma main, je suis presque sûre qu’aucune d’entre nous n’aurait vraiment commencé la discussion. J’ai déjà quelqu’un à qui parler pendant les quinze prochains jours.

Après de longues heures de trajet, nous arrivons au centre, le découvrons ainsi que nos dortoirs où nous déposons nos bagages. Bien évidement la non-mixité des dortoirs se doit d’être scrupuleusement respectée : les filles sont au deuxième étage, les garçons au premier, et tous ont interdiction formelle de traîner dans le mauvais étage. Ce doit sûrement être comme ça dans toutes les colonies de vacances.
S'ensuit la présentation des animateurs, de l'organisation du centre, des activités et tout ce qui en découle. Ces activités ne commenceront vraiment que demain étant donné que nous avons passé la journée dans les transports et que nous sommes déjà le soir. Nous devons donc juste choisir ce que nous voulons faire demain parmi les différentes propositions qui nous sont offertes.
Voyons voir ce qu’il y a…

 

Le lendemain, je retrouve Damien au petit déjeuner. Après les « salut comment ça va ? » nous enchaînons la discussion sur les livres en passant par la si cruciale question « t’as choisi quoi comme activité? » Oui, j’exagère un peu, mais ça ne veut pas dire pour autant que la question ne mérite pas d’être posée.

Nous avons tout deux choisi la randonnée ; aimer voyager dans des univers fantastiques via la lecture n’empêche pas d’apprécier la beauté du paysage du monde réel. D’autant plus qu’ici, chaque mont nous en rappelle un autre décrit dans telle ou telle histoire. J’ai déjà fait des randonnées en montagne avec mes parents il y a quelques années. On se sent tellement puissant quand on voit la vallée s’étendre à nos pieds, et si petit quand on lève les yeux vers les sommets éternellement enneigés. J’en oubliais mon vertige.

 

Par Hisha - Publié dans : Lilith - Communauté : ecrivains en herbe
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 22:42

    Je ne regrette pas d’être venue : le paysage est magnifique. Et il l’est d’autant plus que nous l’avons mérité. Nous sommes une petite dizaine d’adolescents encadrés par deux animateurs. Après une bonne heure de marche sur un chemin pentu et rocailleux, nous nous arrêtons près d’un petit torrent pour déjeuner. Certains, dont moi, n’hésitent pas à tremper une main dans l’eau vive pour se rafraîchir avant d’être rappelés à l’ordre par les adultes (« si vous tombez dedans et vous blessez c’est nous qui serions responsables ! »). Une centaine de mètres plus loin, le torrent tombe à pic, cascadant sur la paroi rocheuse.

Le bruit de l’eau accompagne nos sandwichs. L’atmosphère se détend et les conversations se mettent en place. Damien propose de profiter de la baisse d’attention des animateurs pour aller prendre des photos de la cascade depuis le bord.

 « Prend des photos si tu veux, je lui réponds, mais moi je ne m’approche pas du bord. Je n’ai pas d’appareil de toute façon. »

Je le suis tout de même à bonne distance au cas où. L’adolescent se rapproche dangereusement du bord, appareil photo à la main. Arrête ça, tu me fais peur ! Il se penche légèrement, pour avoir un meilleur angle de vue sans doute. « Ne fais pas ça, tu vas tomber !» je le préviens. Il y a des moments comme ça où on aimerait avoir tort…

Damien vacille légèrement, tente de rétablir son équilibre, n’y parvient pas et tombe la tête la première dans le vide ; je n’hésite pas une seule fraction de seconde et me lance à sa suite.

C’aurait été plus simple d’arrêter sa chute depuis le bord, mais dans le feu de l’action, je n’ai pas réfléchi.

Je tiens mon ami par les épaules, nous empêchant de tomber plus bas par la seule force de ma volonté, qui me permet également de nous retourner la tête vers le haut. Oh putain, on est haut… si je perdais ma concentration nous serions transformés en sauce tomate sur les rochers…

 « Heu… Lili ? demande Damien. Qu’est-ce qu’il se passe ?

 - Je me sers de mon pouvoir, je lui réponds laconiquement.

 - Ah. Oui. Evidement. C’est typiquement le genre de choses qui arrivent tout les jours.

 - J’ai besoin de concentration », je l’informe d’un ton sec, peut-être un peu agressif, en fermant les yeux.

Ne pense pas à ce qu’il y a en bas, Lili, pense plutôt à nous faire remonter. Ne regarde pas en bas, ne regarde pas en bas… Monte, monte.

 « Mais qu’est-ce que… » dit une voix.

Je m’efforce de l’ignorer. Je dois sauver mon camarade, le reste viendra plus tard.

 « Prend ma main ! » ajoute la voix, qui doit appartenir à l’un des animateurs.

Damien obéit et nous sommes tirés vers la terre ferme (que je n’ai jamais autant aimé de ma vie, je l’embrasserais presque).

Je remercie l’animateur dont je ne parviens pas à me rappeler le nom avant de demander à mes deux interlocuteurs :

 « Promettez-moi tout les deux de ne parler de ça à personne, d’accord ?

Inutile de préciser de quoi je parle. Ils promettent tout deux d’un air entendu.

 - Merci de m’avoir sauvé, Lili, je te revaudrai ça, déclare ensuite Damien. Mais j’aimerais quand même que tu m’explique un truc ou deux… Comment tu fais ça ?

 - Bonne question, je lui réponds. Je le fais, c’est tout. »

Nous devons rejoindre le groupe ; les explications devront attendre.

Neuf ans, cela fait neuf ans que mon pouvoir de télékinésie s’est manifesté pour la première fois. Et pendant tout ce temps mes parents et moi avions réussi à le tenir secret. Ça devait bien être découvert par quelqu’un d’autre un jour…

Ce n’est pas comme si j’avais eu le choix : c’était ça ou avoir la mort de quelqu’un sur la conscience.

 

 « Je n’ai jamais été tout à fait comme les autres enfants, j’explique en chuchotant à Damien alors que nous dînons autant que possible à l’écart des autres à la cantine du centre. D’abords, je ne tombais jamais malade. Pas le moindre rhume, rien, et c’est toujours pareil maintenant. Quand j’avais six ans mes parents et moi ont découvert que je pouvais déplacer les gens et les choses sans les toucher. Evidement ça marche aussi sur mon propre corps. Seul ma mère, mon père, Machin, toi et moi sont au courant. Alors pour me remercier, surtout n’en parle à personne. Je ne veux pas me faire remarquer plus que je ne l’ai déjà fait.

En effet la nouvelle du sauvetage a déjà fait le tour de toute la colo, sans la « partie surnaturelle » de l’histoire qui restera secrète.

L’animateur qui était présent (je n’arrive toujours pas à me souvenir de son nom. Tout ce que j’arrive à retenir, c’est sa coupe style militaire) s’approche de notre table et me demande tout bas :

 - Excuse-moi Lilith, mais tu n’aurais pas une marque de naissance par hasard ?

 - Heu, oui, je réponds, un peu surprise. Une étoile dans mon dos, juste entre les omoplates. Pourquoi ?

 - Oh, c’est juste à cause de… d’un vieux livre que j’ai lu il a longtemps, raconte l’adulte. Tu pourrais me la dessiner, s’il te plaît ?

Il me tend un papier et un crayon que j’utilise pour tracer une étoile à cinq branches dont deux vers le haut, comme des cornes. Je tourne la feuille pour que mon interlocuteur la voit dans le bon sens.

 - Voilà. Qu’est-ce que ton livre disait là-dessus ?

 - Je ne me souviens plus très bien.

 - Dis-le-moi quand tu t’en souviendras. »

Par Hisha - Publié dans : Lilith - Communauté : ecrivains en herbe
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 22:52

   C’est le septième jour depuis que nous sommes arrivés au centre. Les animateurs nous ont concocté un Cluedo grandeur nature pour l’occasion. Chacun d’entre eux est déguisé en un personnage qui attend dans un endroit précis d’être interrogé par les différentes équipes d’enquêteurs que nous avons formées entre nous. Bien sûr je fais équipe avec Damien, ce qui semble conforter mes camarades de chambre (les commères officielles de la colonie de vacances, rien que ça) dans leur idée selon laquelle nous sortirions ensemble. Franchement, est-ce que j’ai une tête à sortir avec quelqu’un que je ne connais que depuis une semaine ? On peut discuter et jouer avec quelqu’un sans pour autant vouloir autre chose, non ?

Bref, je m’égare : nous devons trouver qui a assassiné Mamie Crésus.

L’un des suspects, le jardinier de la victime, attend d’être interrogé dans le bois derrière les dortoirs. Le jardinier en question est incarné par l’animateur à la coupe militaire, allias Chris (j’ai finalement réussi à mettre la main sur son prénom !). La plupart des autres personnages étant situés dans le bâtiment principal, il a peu de monde ici. Il semblerait que nous soyons la seule équipe dans le bois en ce moment.

Alors que j’allais toquer à la porte de la cabane du jardinier, un corbeau se jette droit sur ma tête, serres en avant, j’ai tout juste le temps de faire un bon en arrière pour l’éviter et il s’écrase sur la cabane. Un autre surgit de nul part et fonce sur mon coéquipier qui se jette à terre pour protéger son visage. Juste au moment où le volatile tombe au sol, la porte s’ouvre.

 - Qu’est-ce qu’il se p… commence Chris.

Avant qu’il n’ait le temps de finir sa phrase, Damien se relève, nous nous précipitons à l’intérieur de la cabane et fermons la porte.

 - Ces oiseaux nous ont attaqués ! j’explique ensuite à l’animateur.

 - C’est la première fois que je vois ça, ajoute mon camarade de colo.

 - Ils ont peut-être vu Les Oiseaux… je pense tout haut.

 - J’espère que non, dit l’animateur. Pourquoi ont-ils fait ça ? Vous avez détruit leur nid ?

 - Non, on était devant la porte, c’est tout, je raconte. J’allais toquer quand le premier m’a foncé dessus.

 - Et moi qui pensais qu’il n’y aurait pas d’autres phénomènes bizarres… émit l’adulte. Et si vous attendiez un peu ici pour être sûrs qu’ils se calment ?

 - S’ils n’appellent pas leurs copains… » je réponds.

Soudain, une vibration se fait sentir dans le sol. Si les oiseaux peuvent faire comme dans les films, pourquoi n’y aurait-il pas de tremblements de terre en France après tout…

Les secousses cessent pour laisser la place à un grand bruit de grattement, comme si quelque chose avec de grandes griffes tentait de lacérer le plancher. Une partie de ce dernier se soulève dans un nuage de poussière et d’échardes, révélant une…

Une taupe à taille humaine ?

Elle sort péniblement de son trou et rampe dans ma direction, me faisait reculer jusqu’à ce que mon dos touche le mur. Alors que je glisse sur le côté afin de mettre le maximum de distance possible entre moi et l’animal, Damien reste bouche bée et l’animateur cherche quelque chose dans sa poche.

Sans prévenir, une autre créature sort du trou crée par la taupe géante : une sorte de bulldog qui se tourne vers mon camarade en grognant. Il se met en position pour bondir : je dois agir !

Le chien ne finit pas son saut : la force invisible de mon esprit le retient. Grâce à elle, je le jette là d’où il est venu le plus profondément possible, puis reporte mon attention sur le terrassier qui est presque à portée de griffes de mes jambes. Retourne dans la galerie toi aussi, pour bloquer la voie au molosse !

J’ouvre la porte à distance et sors, suivie des garçons. Chris verrouille la porte.

 « Ca t’arrive souvent ? me demande Damien.

 - Non, je lui réponds. Encore heureux ! Je suis comme toi, je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il se passe ici.

L’adulte intervient :

 - Il y a un message sur la porte.

 - Voilà autre chose… » je marmonne.

Je me retourne. En effet, une feuille de papier a été punaisée sur la porte. Le message écrit dessus commence par « chère Lilith ». Je le décroche et invite les autres à s’éloigner le plus vite possible de la cabane avant que les créatures ne s’en échappent.

 

C’est seulement une fois dans la cour du bâtiment principal que nous osons prendre le temps de lire la lettre. Elle dit :

 « Chère Lilith,

 Tu ne me connais pas encore, et pourtant nous sommes plus proches que tu ne le penses. Il est temps pour moi de voir ce que tu vaux. Attends-toi à d’autres phénomènes étranges. Tu sauras pourquoi bien assez tôt.

            »

Par Hisha - Publié dans : Lilith - Communauté : ecrivains en herbe
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